Mulholland drive

Une scène érotique. Une scène d’amour saphique, mais un film génialissime. Un film pour comédiennes et pour comédiens. Un film où les interprètes sont mis en valeur. Car David Lynch aime les acteurs et il les filme avec amour. Eraserhead, Mulholland Drive, Twin Peaks, Blue Velvet (ce n’est pas celui que je préfère), Lost Highway et même Une histoire vraie (The Straight Story) (que je n’aime pas du tout. Mais il y a Harry Dean Stanton et la magnifique Sissy Spacek) et bien sûr Elephant Man.

Rebekah Del Rio

Llorando magnifiquement interprété par Rebekah Del Rio dans le film de David Lynch, Mulholland Drive (2001 – Studiocanal, Les Films Alain Sarde, Asymmetrical Productions, Babbo Inc.,The Picture Factory), avec, notamment Naomi Watts, Laura Harring, Justin Theroux, Ann Miller et Angelo Badalamenti.

Ce film, un autre film de David Lynch, m’a totalement fasciné. Je l’ai vu à sa sortie et je me souviens avoir vécu avec lui pendant plusieurs jours. J’avoue que, sur le moment, je n’ai pas très bien saisi les deux partie. La partie réelle et la partie rêvée, ou fantasmée, par le personnage interprété par Naomi Watts. Ce n’est que bien après que j’ai compris. Tout est génial. Le scénario, la réalisation, l’interprétation. Décidément, David Lynch est pour moi un rêveur, un poète, doté d’une intelligence remarquable qui lui permet de mettre en forme ses rêves sans les dénaturer. Car tous ses films sont comme des rêves éveillés, ses films mais aussi sa série Twin Peaks qu’il a créé et écrit avec Mark Frost. C’est comme s’il avait un accès direct à une partie de son cerveau qui nous est parfaitement inconnue, sauf, peut-être lorsque nous rêvons.