Premièrement

D’abord, aller à la Poste pour envoyer des courriers, ensuite passer chez Point Smoke pour changer l’embout de ma cigarette électronique qui s’est encore cassé – ce n’est jamais que la troisième ou la quatrième fois. Ensuite, poursuivre l’écriture de la dernière scène de ma pièce.

Mais j’ai du mal, je rame. Pourquoi ? La peur de finir, peut-être. La peur qu’elle n’intéresse personne, qu’elle ne soit pas assez bonne, assez professionnelle. La peur d’avoir commis des erreurs, d’avoir oublié des choses. La peur de ne plus rien avoir à faire après.

J’y travaille depuis deux ans, davantage peut-être, je ne sais pas exactement, je n’ai rien daté.

Et puis il y a autre chose qui est venu se mettre en travers de ma route. Une dispute avec une personne. Une personne que j’aime bien mais qui me pose des problèmes depuis un certain temps, déjà. Et comme je suis plutôt du genre à culpabiliser, ça n’arrange pas mes affaires.

Le kintsugi

L’art du kintsugi, l’art traditionnel japonais qui consiste à réparer un objet cassé en soulignant ses cicatrices avec de l’or au lieu de les cacher, est souvent utilisé comme métaphore de la résilience en psychologie et en développement personne.

Le Kintsugi, ou l’art de sublimer les blessures… La Voie du Kintsugi peut être vue comme une forme d’art-thérapie, vous invitant à transcender vos épreuves et transformer votre propre plomb en or. Il vous rappelle que vos cicatrices, qu’elles soient visibles ou invisibles, sont la preuve que vous avez surmonté vos difficultés. En matérialisant votre histoire, elles disent : « tu as survécu ! » et vous apportent un supplément d’âme.

L’art du kintsugi est souvent utilisé comme symbole et métaphore de la résilience en psychologie.